Travailler au Japon est différent de ce que l’on peut connaître du monde du travail. Un an et demi après avoir commencé mon activité entre Paris et Tokyo, je t’invite à découvrir ces étapes qui t’aideront également à construire ton projet dans ce pays.

 

Préparer le terrain.

Si tu pars à l’aventure seul, cette étape est primordiale. Bien qu’un japonais ne te dira pas si tu fais une erreur, elle peut quand même rendre les choses plus difficiles. Commence par apprendre quelques notions de japonais comme les formules de politesse. Cela montrera ta motivation et ton envie de comprendre une part de la culture. Majoritairement, les japonais ne parlent pas anglais et les contrats peuvent être rédigé dans leur langue natale. Garde un oeil sur le type d’entreprises qui t’intéresse et de comprendre leur philosophie. Cela te donnera un fort avantage pour la suite. Respecter la hiérarchie est essentiel. La politesse également et son degré varie en fonction de ton interlocuteur. N’oublie pas que la négociation n’est pas une chose très courante.

 

Comment trouver une entreprise ?

On y pense peu mais il y a le jumelage qui d’autant plus t’apportera l’aide de ta municipalité. Cherches-tu une résidence d’artistes ou un échange universitaire ? Peut être que ton école ou ton entreprise à des partenariats avec une ville japonaise et peut faciliter les démarches ? Linkedln est aussi un bon point de départ, tout comme Instagram. Il y a également pas mal de publicité sur Indeed à Tokyo. Je t’invite à jeter un oeil aux vidéos de Pape-san qui explique comment il a trouvé un boulot à Tokyo puis à Séoul. Je suis d’accord pour dire que le chemin le plus simple est de trouver une entreprise internationale. Avoir des collègues qui viennent des quatre coins du monde te permet de ne pas vivre l’expérience seul et de comprendre ce que tu vis. Le mix parfait pour vivre progressivement ce changement.

 

Les premiers contacts : emails et entretiens.

Les japonais apprécient la volonté, le respect et l’organisation. Se présenter en mentionnant son nom et prénom, son âge, sa profession et sa ville d’origine. L’idéal est de préparer sa présentation en japonais et de la mémoriser. Ensuite, tu pourras poursuivre en anglais et aborder tes motivations, tes projets et rêves. Le gros plus est d’être accompagné d’un garant japonais. Ton employeur ou partenaire sera rassuré et ses inquiétudes liés aux incompréhensions culturelles ou de la langue seront dissipées. Choisir le bon garant est extrêmement important car il est ton représentant dans son pays.

 

Après un an de démarches d’aller-retours entre Paris et Tokyo pour les repérages et les entretiens, j’ai réussi à décrocher mon contrat. Si j’y suis parvenue, tu en es également capable. J’espère que tout ce que j’ai appris ces derniers mois t’aideront à réussir. Fais-toi confiance. Gambatte ne.